Mathilde Sotiras et Anthony Blas 15 jours à Warma Suyus

Nous vous souhaitons une bonne continuation pour la suite et à bientôt 😉 .L’équipe Warma Suyus.
Le programme était de passer une semaine dans le village de Quinua, avec l’association Warma Suyus… les 7 jours se sont transformés en 10, puis en 15…
Et on en vient à penser qu’il en est de même pour chaque personne qui passe par là..
On peut comprendre aisément qu’Arnaud, le président de l’association soit tombé amoureux de ce petit village, perché au dessus de la vallée, vue sur Ayacucho qui brille de mille feux la nuit tombée. Le village porte un charme que l’on explique probablement par sa beauté et par les habitants qui le font vivre. Bien sûr nous n’avons pas rencontré tout le monde, ni tous les enfants qui y vivent. Mais les liens que nous avons tissés étaient beaux.
Le matin nous étions avec trois familles à nous diviser en fonction des tâches : récolter le maïs, faucher le blé, ramasser l’argile ou peindre les céramiques. Aider à certaines tâches : nous étions inclus dans leur vie, dans leurs habitudes, dans leur quotidien. Partageant avec eux le repas du midi qu’ils nous offraient en remerciement du coup de main. C’était aussi touché du doigt tout ce qui nous éloigne de notre propre quotidien. La pauvreté bien sûr frappe et remet à sa place chacun. Mais le partage est si important, la simplicité et bienveillance avec laquelle tout se fait : alors nous étions avec eux, comme chez nous. Echangions sur nos vies, sur nos familles. Comprenant en pointillé ce qu’incluait aussi ces journées à rallonge. Et ces repas étaient si délicieux ! Nous avons mangé comme des rois pendant tout le séjour ! (se méfier de la notion de « un petit peu » chez les péruviens, elle est bien loin de la nôtre !  )
L’après midi dès que le repas était fini nous remontions à l’assos pour accueillir les enfants qui sortaient de l’école ! Pas toujours facile de se comprendre quand on ne parle pas tout à fait la même langue… mais c’est l’avantage des enfants : on finit par se comprendre à demi, à lire des livres en espagnol aux plus jeunes avec un accent horrible, mais qui ne les empêche pas de comprendre, de leur montrer les bracelets « brésiliens », faire avec eux, proposer des activités avec d’autres bénévoles ! Essayer de leur apporter un endroit : de jeux, de convivialité, de respect aussi ! apporter ce que l’on connaît et le mettre à leur service. C’est un tout autre monde qui s’ouvre à nous et on en ressort grandi : face à ces enfants, qui n’ont pas toujours la vie facile, qui ne peuvent pas toujours venir jusqu’à l’assos (parce qu’il faut aider les parents, s’occuper des vaches, prendre le relais avec les plus jeunes…).Nous avons essayé de mettre en place un atelier photo à la sortie des classes, mais nous manquions de temps pour que cela se concrétise réellement. C’était super de voir les enfants s’approprier l’appareil, comment certains intégraient très vite les conseils, mais aussi le regard qu’ils posaient sur leurs copains de classe… et la surprise de ceux qui étaient pris en photo quand ils voyaient le résultat.
Et tout cela c’est bien sûr sans parler du partage avec les autres membres de l’assos, de la belle rencontre, entre autre, avec Arnaud, qui malgré les difficultés que cela peut représenter de tenir un tel projet, ne baisse pas les bras ! Le travail mis aussi en place pour que nous soyons toujours mieux accueillis dans le matériel, les sanitaires etc !
Nous nous sommes sentis tout de suite « à la maison », frustrés aussi finalement de ne pas avoir passer plus de temps avec eux, de n’avoir pas pu suivre plus concrètement certains projets, de n’avoir pas pu en mettre en place ! Ces enfants et ces villageois vous apporteront un échange que l’on ne trouve pas partout. C’est une rencontre à l’autre qui est si belle qu’elle en vaut le détour. Parce que le partage est incroyable de part et d’autre !
Mathilde et Anthony.

DSC_0331

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *