quinua pérou

Village andin typique niché dans un paysage de champs et de bosquets d’eucalyptus, Quinua est célèbre au Pérou pour son artisanat de céramique rougeâtre qui donne lieu à une grande variété de formes et de motifs : taureaux, églises, candélabres, plats, cènes, personnages de la crèche, muletiers, musiciens, etc. Les nombreux ateliers de poterie ont pignon sur rue et vendent leur production à des prix évidemment plus bas que dans les boutiques d’Ayacucho et de Lima. Les maisons de Quinua présentent toutes de petites figurines en céramique disposées en guise d’offrandes.
Sur la place principale, un petit Museo de Sitio est consacré aux souvenirs de la bataille d’Ayacucho.

A la sortie du village, la route monte jusqu’à la pampa de Quinua, vaste plateau herbeux entourée de cerros à 3400 m d’altitude, qui fut le théâtre de la bataille d’Ayacucho (9 décembre 1824) gagnée par les indépendantistes sur les forces royales espagnoles. En son centre, a été érigé en 1974 un grand obélisque commémoratif en pierre blanche. Le socle est décoré d’une statue représentant Sucre et ses généraux, surmontée d’un médaillon à la gloire de Simon Bolivar.

Ruines de Wari

Le site de Wari, dans les hautes terres des Andes centrales, a d’abord été considéré par les archéologues comme un «site-relais» entre la civilisation de Tiahuanaco et son expansion vers la côte et le reste du Pérou. Cette phase expansionniste (500-700 après J.-C.) a donc pris le nom de Tiahuanaco-Huari. Ensuite (700-1000), s’édifie un puissant royaume, centralisé et expansionniste, dont l’influence s’étend du Nord au Sud du du Pérou. Wari en fut sans doute la capitale : elle aurait alors compté près de 50 000 habitants.
Les vestiges actuels témoignent d’une cité précolombienne de plan circulaire. Les ruines, très délabrées et envahies par une végétation de maquis et d’épineux, couvrent une superficie allant de 15 à 20 km2, dont seulement une petite partie à été dégagée. A partir du Museo de Sitio, on peut actuellement accéder à trois secteurs : 1) le Templo Mayor, structure circulaire encadrée de deux longues murailles creusées de niches sans doute vouées à des rites funéraires – 2) le secteur Monqachayuq, où ont été dégagés des chambres souterraines aux murs trapézoïdaux, recouverts par des dalles de pierre soigneusement taillées. Sous ces mêmes galeries, on aperçoit un niveau inférieur de petites constructions aux murs de pierre, preuve des occupations successives de l’endroit – 3)Cheqo Wasi, secteur découvert par Julio C. Tello en 1942, qui devait être le cimetière des dirigeants et des nobles : on y trouve de vastes chambres funéraires à plusieurs étages, coffrées par de grandes pierres rectangulaires, finement taillées et polies.

Ayacucho

Parmi les principales églises, on retrouve la cathédrale (1612), l’église de la Compagnie (17e siècle), l’église San Cristobal (1540), l’église San Francisco de Asis (1552), l’église et le couvent de Santa Clara (1568), l’église Santa Teresa (1688), l’église et le couvent de Santo Domingo (1548) et l’église de La Merced (1541).

Les grandes maisons coloniales arborent de vastes vestibules, des portails de pierre élaborés et des murs aux motifs zoomorphes, où prédominent les pumas et les serpents. Les principales maisons sont la Casona Vivanco (17e siècle); la Casona Ruiz de Ochoa (17e siècle); la Casona Boza y Solis (1740); la Casona de Castilla y Zamora (1677), siège de l’Université nationale San Cristobal de Huamanga.

Vilcashuaman

Site archéologique inca situé à 3600 mètres d’altitude, à 120 km au sud-est d’Ayacucho.

Fêtes

  • Semaine sainte (mars/avril, dates variables) : La foi catholique du peuple d’Ayacucho se manifeste de la façon la plus originale pendant la Semaine sainte, qui se célèbre depuis le dimanche des Rameaux jusqu’au dimanche de Pâques. Dans les rues tapissées de pétales de fleurs, d’immenses processions se tiennent tous les jours, suivant la séquence de la Passion du Christ.
  • Foire internationale de la figue de barbarie et de la cochenille (4ème semaine de janvier).
  • Carnaval d’Ayacucho (février).
  • Inti Raymi, cérémonie religieuse inca en l’honneur du Dieu soleil (24 juin)
  • La Fête de l’eau Yaku Raymi (août).

Gastronomie

  • Patachi : soupe à base de blé, de pois verts, de chou, de fèves, de lard, de viande fraîche, de viande séchée et de menthe.
  • Qapchi : salade de pommes de terre et de fromage frais.
  • Puka picante : viande de porc frite servie avec une sauce aux arachides.

Artisanat

Les artisans d’Ayacucho sont reconnus pour leurs célèbres retables représentant des scènes religieuses. Dans l’art textile, ils emploient des techniques ancestrales, telles que les teintures naturelles, pour l’élaboration de tissages colorés de tapis et de mantes. Leur imagerie, faite de pierre de Huamanga et leur orfèvrerie en filigrane sont également remarquables.